C'était le bon temps. Celui où je ne doutais vraiment plus, vraiment pas, jamais. C'était le temps où je ne me sentais pas délaissée. Celui où l'envie de la tuer n'était pas là tout les jours. C'était le temps où elle me manquait pas, où je ne l'aimais pas autant, le temps du rêve. C'était le temps où je ne me sentais pas toute petite face à tout ces gens, si grands, si beau, si forts, si heureux. Je suis peureuse et tourmentée. Je déteste regarder la réalite en face, je n'assume pas réellement tout ce que je fais contrairement à ce qu'on peut penser et ce que je peux dire. Je m'attache vite. Ou pas. Je me prends des coups de couteaux dans le coeur presque tout les jours. Et j'ai rien sous la main pour me faire oublier la douleur. J'adore faire la fête. Autant que je déteste parce que je finis toujours dans un état pitoyable. Enfin, presque toujours. Deux personnes comptent de plus en plus. J'adore aller en ville que se soit avec n'importe qui, du moment que j'y pense une bonne journée, un bon moment. Je suis carrément beaucoup trop amoureuse. J'ai besoin qu'on me dise, qu'on me prouve qu'on tienne à moi. J'ai besoin de confrontation avec mes amies pour voir jusqu'à où, elles peuvent me pardonner. Au risque de le regretter plus tard. Comme d'habitude. Je mesure 1m63 et j'ai l'impression de ne plus grandir. Je suis blonde. Intérieurement et extérieurement. Je m'habille avec ce qui me tombe sous la main. Je prononce mal certains mots. Je rougis tout le temps. Il faut que je bosse grave mon anglais pour mon avenir même si je déteste ça. Ou presque détester. En fait, c'est juste que j'y pige que dalle et que j'ai l'impression d'écouter et d'être en face d'un extra-terrestre quand j'écoute ma prof parler. Je change et je commence à choquer les gens, paraît-il. Les larmes me montent très vite aux yeux. Je dis tout le temps " Nan c'est mort là ! " au point de souler mes amis. J'ai une voix de merde. Je suis conne. Je me casse tout le temps la geule. Deux fois en deux jours (y). Et Pocahontas me faisait bouler.
Et toi, crie moi que tu m'aime , dit moi tout les jours que tu ne veux pas me perdre. Je t'en pris rassure moi, parce que j'ai peur.